Les courses de trot 
Passionnée de chevaux depuis mon plus jeune âge, j'ai travaillé 5 ans dans le cercle privilégié des chevaux de courses de trot. Une opportunité pareille, n'est pas offerte à tous les passionnés de chevaux ! J'ai même frôler maladroitement l'épaule de Pierrette Brès en directe d'un départ imminent de PMU à Vincennes. Si, si, croyez-le ! La preuve est certainement stockée quelque part dans les archives collectors de France Télévision ... Pierrette, si un jour vous lisez ces lignes, j'espère que vous me pardonnerez, ...
​​​​​​​Quelques références 
Pour les passionnés de PMU de longue date, voici quelques références de "Crack" dont je me suis occupée : 
 * Unité du cadran Gains 275 079 € - Record 1'14"8
 * Vélinotte Gains 361 175 € - Record 1'13"8
 * AHMES Gains 408 304 € - Record 1'14"6
 * BLANSCA Gains 234 131 € - Record 1'13"8 (Ma crack rien qu'à moi !) 
 * DRAGEE BLANCHE - Gains 226 219 € - Record 1'15"4
 * ECLIPSE ROYALE  - Gains 307 119 € - Record 1'13"0
Missions 
Concrètement, c'était quoi le job ? 
C'est une excellente question que je vous remercie de m'avoir poser. Car, derrière les projecteurs de la piste, se cache le travail de toute une équipe. Ce ne sont pas de moindres tâches. 
Mes missions étaient diverses et variées et c'est bien ainsi. 
Notamment, j'étais responsable (ou peut-être me suis-je naturellement trouvée responsable) de l'entretien de la sellerie de l'écurie. En effet, l'entretien des cuirs, était une activité qui me plaisait bien. Démonter les harnachements, pièce par pièce pour les nettoyer convenablement car le sable s’immisce dans les moindres recoins. En profiter pour bien graisser chaque mm² de lanière de cuir. Un cuir bien entretenu est très agréable à utiliser. Puis, remonter chaque harnachements un à un et les ranger de façon à rendre l'endroit fonctionnel pour le lendemain. C'est très agréable quand on rentre dans une sellerie et qu'on trouve tout de suite ce qu'on cherche ... J'aimais bien l'odeur du cuir et toucher le savon glycériné. C'était pour moi mes moments de détentes, car je pouvais travailler à mon rythme.
Je m'occupais bien entendu de l'entretien quotidien d'une partie du cheptel.  Soins, distribution des rations alimentaires, ramener vers les stalles de préparation au travail les chevaux qui devaient s’entraîner, ramener au pré ceux qui devait y retourner, préparation à l'effort (échauffements, massage et harnachement, ...), récupération après l'effort (déshabillage, douche, couverture, marche lente, massages, détente, ...), ... Et comme il se trouve que je connaissais parfaitement la sellerie, puisque c'est moi qui l'entretenais, je maîtrisais également la panoplie de matériel nécessaire à chaque cheval. Par habitude. Ce qui fait que j'étais un peu devenue la référence dans ce domaine. J'avoue, que je ne comprenais pas toujours, parfaitement l'usage exacte de chaque matériel. Mais je savais qui devait porter quoi et comment cela se préparait, s'installait, ... 
Je montais, bien entendu. Mais, je ne m'occupais pas directement de l'entrainement des chevaux. Je n'avais pas la hargne, ni l'esprit de compétition. Bien au contraire, ma relation avec les chevaux dont je m'occupais était plutôt de l'ordre de la mise en confiance, les rassurer, la sécurité affective, ... Ce qui est indispensable quand le cheval se retrouvent dans un environnement parfois étranger et toujours stressant comme un hippodrome, ... 

Les bons souvenirs
 La liberté des grands espaces, le contact avec les chevaux, ... je me sentais un peu comme un cow-boy (ou plutôt une cow-girl si cela avait existé). Mais, comme un cow-boy, au bout de quelques année, je me suis sentie un peu trop isolée de la société. (Le milieu des chevaux de courses étant très refermé sur lui-même à cette époque)
Par la suite, j'ai travaillé pendant 2 ans comme équipière en restauration rapide. C'est dynamique.  Ce qui m'ouvrait une fenêtre sur le monde extérieur aux chevaux de courses tout en gardant un pied au sein des chevaux. Passion, quand tu nous tient, ...